Piotr STRELNIK peinture artiste d’origine polonaise
Piotr Strelnik Monotypes A y bien regarder, la dernière série d’œuvres sur papier que nous offre Strelnik tient presque de l’expérience kinesthésique. Suite de moments vibratoires, ces monotypes – œuvres originales réalisées par empreinte – s’imposent de prime abord par leur résonance rétinienne : temps de latence, sidération de la vision, réponse sensorielle… Imprimée par la main de l’artiste dans un flux plus rapide que celui de la pensée, chaque œuvre se découvre comme l’empreinte saturée de ses propres matériaux : empâtements de l’encre offset que le crayon vient griffer, fluidité des pigments à l’huile précipités par des solvants. « Je cherche à saisir l’instantané, mais dans une maîtrise constante de la composition et de la forme. » Par le jeu inversé qu’impose le monotype, Strelnik nous donne à voir le miroir de ses propres visions de peintre. Et sans renier ce qu’il doit à ses pairs, de Soutine à Franz Kline, il réaffirme la primauté de l’acte de peindre. Il impose un Ici et Maintenant de l’art où, par la contemplation, se rejouent l’essence des choses et notre expérience intime d’être au monde.
Texte : Galerie Maison des Muses
Marie Girault, Journaliste et critique d’art Magazine Artension « Si l’œuvre de STRELNIK s’enracine dans ce que l’héritage européen possède de plus solide, elle se confronte d’autant mieux et avec quelle maîtrise (!), aux grands défis qui secouent la peinture aujourd’hui. Au delà de la problématique liée à la question du sujet, par le recours – on se surprend à le constater – à une simple toile, aux pinceaux et aux pigments, STRELNIK réaffirme la primauté du geste pour une expérience toujours renouvelée ; quand notre œil ébahi, retrouve le plaisir jubilatoire de la contemplation ».
“Ma démarche est d’explorer et d’exploiter les moyens classiques de la peinture afin de l’amener au delà de ce que l’on peut voir à l’oeil nu, tout en réduisant les moyens techniques et picturaux. Je cherche à atteindre d’autres sensations, pas juste celles que peut provoquer le regard.” Piotr Strelnik
FORMATION & PRINCIPALES EXPOSITIONS Peintre né en 1956 à Lublin (Pologne). *En 1983 Strelnik s’installe à Paris. Depuis 1985, de nombreuses expositions individuelles lui ont été consacrées. Il expose à plusieurs reprises dans les salons d’Art Contemporain internationaux : ARMORY SHOW - New York, ART MIAMI et ART CHICAGO, mais aussi ART COLOGNE ou à ART LONDON en 2010 et Salon d’automne (MOSCOU).
Né en 1956 à Lublin (Pologne), Piotr Strelnik y reçoit une solide formation classique centrée sur les arts graphiques au lycée des Beaux-Arts, puis à l’Ecole des Beaux-Arts de Varsovie. Avant de passer à l’Ouest en 1983, il réalise une série de monotypes en noir et blanc « Jardins » et « Phantoms » dont l’influence se fera sentir jusqu’à aujourd’hui. Il s’installe à Paris et décide alors de se consacrer définitivement à la peinture. Après avoir exorcisé les « années polonaises » dans un ensemble de paysages et de portraits au style enlevé, Strelnik multiplie les recherches. S’ouvre alors une période de travail intense, largement inspirée par les peintres de l’Ecole de Paris. Il commence à fabriquer ses propres couleurs, mais aussi ses supports. En 1993, invité par la Fondation Jean-Jaurès à Paris, il opère avec ses « Mégalithes » un changement d’échelle et expose l’année suivante des œuvres intitulées « Fractales » dans une expérience de la monumentalité qui le libère totalement des contraintes de l’espace. A partir de 1997 s’ouvre une période new-yorkaise qui durera près de dix ans. Strelnik renoue avec des sujets plus intimistes et un travail de la couleur dominé par une touche plus serrée. A partir de 2007, il reprend ses recherches sur l’espace au service d’un travail très gestuel où alternent les œuvres en grand format et des monotypes.
Depuis une quinzaine d’années, son œuvre est représentée aux Etats-Unis par la Caldwell Snyder Gallery (San Francisco & New York). Il participe à de prestigieuses foires telles que Armory Show, Art Miami, Art Chicago, Art Cologne et Art London. En France, certaines de ses œuvres ont été acquises par la fondation de la Société Générale. Son œuvre est soutenue depuis 2011 par la galerie Maison des Muses.